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Droit au logement et injonction paradoxale

Vous avez encore droit à vos 4 étapes vers l'indépendance financière

Dans cet article j’explique en quoi le droit au logement est une injonction paradoxale.

Vous avez un appartement qui vous coûte à peu près la moitié de votre allocation. Vous avez juste assez de mètres carrés pour vivre et comme tout le monde vous aimeriez quelque chose de plus grand, plus beau, plus spacieux… Vous vous demandez si c’est possible avec les moyens que vous avez aujourd’hui mais après quelques petites recherches vous concluez que par rapport aux autres vous n’êtes pas si mal loti.

Le thème du logement me tient particulièrement à cœur. Il me rappelle des souvenir particuliers, effectivement le premier thème que j’ai travaillé quand j’ai commencé mon périple au sein du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté.

Au fil de l’avancement de mes connaissances sur le sujet j’ai repéré un mécanisme qui est valable aussi dans d’autres thèmes que le logement et que j’ai envie de partager avec vous aujourd’hui.

L’injonction paradoxale

On sait très bien qu’aujourd’hui le marché du logement n’offre pas assez de possibilités pour que tout le monde ait un toit. Ceci dit, l’état sanctionne les gens comme s’il y en avait pour tous. Et pire encore, il sanctionne les gens qui face à cette pénurie trouve d’autres solutions qui leurs conviennent. On peut citer dans cette catégorie les gens qui ont choisi de vivre dans les campings.

C’est vrai que certains n’ont pas eu le choix et ont été contraint de choisir ce mode de vie. Mais je peux vous assurer que j’en connais plein pour qui vivre dans un tel endroit est tout à fait volontaire parce qu’ils aiment la nature. Ils sont très majoritairement propriétaire de leur caravane, de leur chalet et de leur terrain. Quand j’entends que l’état veut les mettre dehors je n’ai qu’une seule phrase à la bouche : qu’on leur foute la paix.

Ce qui me révolte le plus dans le système de l’injonction paradoxale, ce que l’inventivité de la population n’est pas prise en compte. Au lieu de partir des réalités du terrain et peu à peu régulariser les nouvelles situations qui se présentent, c’est toujours aux gens de se mettre en règles par rapport aux lois qui n’ont plus été revues depuis des années.

Pour moi il faut constamment adapter la législation. C’est à cela qu’ils servent les politiques. Je me demande à quoi ils passent leurs journées.

Suites à quelques rencontres avec les cabinets je me demande même s’ils ont encore la capacité de suivre ce qui se passe sur le terrain de leur tour d’Yvoir.

Comme je l’ai expliqué dans mon article «Les gens pauvres à quoi servent-ils», je crois que si la population n’est pas là pour réfléchir les nouvelles lois par elle-même et pour elle-même on ira droit à une catastrophe.

Avoir un logement doit devenir la priorité absolue du gouvernement. C’est se poser quelque part pour commencer à vivre et ce qu’on soit travailleur ou pas. Les prix doivent être accessibles, la créativité des gens prise en compte. Il faudrait aussi que le logement ne soit pas sous l’emprise de la spéculation comme il l’est aujourd’hui. Ce sont là quelques conditions pour que le logement soit synonyme d’émancipation.

 Vous vous intéressez à la population en situation de pauvreté ? Faisons plus connaissance.

Découvrez mon expérience en cliquant sur l'image ci-dessous :

10 préjugés sur les pauvres en accès immédiat

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