«

»

Imprimer ceci Article

Housing First en Belgique

Vous avez encore droit à vos 4 étapes vers l'indépendance financière

Dans cet article j’explique l’approche « Housing First » qui depuis peu arrive en Belgique.

Comme moi quand vous allez dans les grandes villes vous vous demandez ce qu’il faut faire pour que les personnes qui se retrouvent dans la rue aient un peu de dignité et s’insèrent tant bien que mal dans la société. Je viens de découvrir que la solution se trouve peut-être du côté du logement.

2 écoles en matière de logement

L’ancienne école est de demander à ces personnes d’être « Housing Ready » c’est-à-dire sevrés, suivis médicalement et en emploi avant d’avoir la chance d’accéder au logement. Mais comme l’explique l’article « Housing first dans le monde » du site aurore.asso.fr

« ces dernières années, une série d’études et de recherches universitaires sont venues ébranler ces principes et ont montré que les sans-abris, y compris les plus vulnérables – ceux qui sont dans la rue depuis longtemps, toxicomanes ou frappés de troubles mentaux sévères – ont bien plus de chance de se stabiliser si on commence par leur proposer un logement, avant toute proposition de prise en charge médicale et sociale ».

Cette approche vient des Etats-Unis où elle est expérimentée depuis 20 ans et malgré cela elle est encore pionnière en la matière.

Mais le plus étonnant c’est l’évaluation « coûts-bénéfices ». Je reprends quelques phrases du même article.

« Une étude qui a fait date dans les années 90 a montré que les SDF les plus sévèrement chronicisés dans la rue pouvaient coûter aux finances fédérales entre 35 000 et 150 000 dollars/an, si on comptabilisait les séjours en centres d’hébergement d’urgence, à l’hôpital (psy ou urgences), en prison, etc. Et cela, sans aucun suivi, sans aucun traitement, sans espoir de résultats tangibles d’insertion sociale et d’amélioration de leur santé. D’autres études ont été réalisées depuis qui vont dans le même sens ».

La question que je me pose tout de suite c’est de savoir s’il y a des résultats tangibles, s’il y a une grosse différence entre l’approche « Housing First » et « Housing Ready ». Et bien lisez ce qui suit :

« L’étude a montré qu’une fois installés dans leur logement, ces personnes avaient réduit leur consommation d’alcool de moitié, qu’elles allaient sensiblement mieux, qu’elles s’étaient engagées dans des cures thérapeutiques, qu’elles recouraient beaucoup moins souvent aux services d’urgences hospitaliers… et que cela avait fait faire une économie annuelle de 4 millions de dollars aux programmes d’aide aux sans-abris de Seattle ! Ce sont les premiers retours d’expérience de l’application du principe de « Housing First ».

Conclusion

Voilà quelque chose qui va à contre courant et qui mérite d’être plus connu. Il va de soi qu’avoir un bon logement pas cher et salubre est une condition pour tendre vers l’émancipation.

 Vous vous intéressez à la population en situation de pauvreté ? Faisons plus connaissance.

Découvrez mon expérience en cliquant sur l'image ci-dessous :

10 préjugés sur les pauvres en accès immédiat

Lien Permanent pour cet article : http://www.anatoleliovine.be/housing-first-en-belgique.html

Réinitialiser le mot de passe
Veuillez entrer votre email. Vous allez recevoir votre nouveau mot de passe par email.