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Inclusion sociale des personnes issues de l’immigration

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Dans cet article je partage des réflexions en ce qui concerne l’inclusion sociale des personnes issues de l’immigration.

Croyez-vous que les personnes issues de l’immigration ont tout ce qu’ils veulent, qu’ils ont plus de droits que les belges, qu’ils profitent et encombrent le système de sécurité sociale, que certains d’eux vivent très confortablement dans les centres nourris, blanchis, logés.

La situation est beaucoup plus complexe que ça. J’ai appris il n’y a pas longtemps que de toutes les recommandations européennes la Belgique a le plus de difficultés en ce qui concerne l’inclusion sociale des personnes issues de l’immigration. C’est-à-dire que c’est sur cette thématique que la Belgique est le plus mauvais élève.

C’est vrai que quand on parle des personnes issues de l’immigration, on voit tout de suite les demandeurs d’asile. Mais cette catégorie est beaucoup plus large que ça.

Par soucis de précision, aujourd’hui je vais me concentrer sur les demandeurs d’asile. Je connais bien cette situation, je suis passé moi-même dans le circuit. C’est maintenant bien derrière moi, j’ai la fierté d’avoir la nationalité belge, ce qui est de plus en plus rare.

Le quotidien d’un demandeur d’asile est fait d’attente et d’incertitude face à son avenir. On rencontre de tout, certains d’entre eux ont fait des études universitaires et ont eu un très bon statut social dans leur pays. En effet, ils ne font rien de leurs journées et croyez-moi ils sont loin d’être des fainéants.

C’est vraiment dommage de laisser dormir tout leur potentiel. Ce sont avant tout des être humains et tout être humain quelque soit son origine, son orientation sexuelle, son sexe, ses opinions philosophiques, politiques ou autres a droit au respect et à la considération.

Comment peut-on faire pour cesser ce cercle vicieux où les demandeurs glandent toute la journée ? On a réfléchi sur cette question au sein d’un groupe du réseau belge de lutte contre la pauvreté. Et on propose une solution certainement utopique. Mais comment vivrons-nous sans avoir aucune utopie ?

On propose d’organiser des formations internes dans les centres de réfugiés. Ainsi, quelque soit la durée du séjour la personne concernée, qu’elle soit acceptée ou pas sur le territoire, repartira avec des nouvelles connaissances, des nouvelles compétences qu’elle pourra certainement valoriser dans son pays.

C’est quand-même mieux que laisser ces gens devant la télévision la longueur de la journée. Les former c’est investir dans le potentiel humain. C’est montrer qu’on s’occupe d’eux et on ne les laisse pas à l’abandon.

C’est sûr qu’on ne saura pas accueillir toute la misère du monde, comme pensent certaines couches de la société. Mais on a, comme le confirme le gouvernement belge lui-même (en nous avouant qu’on est mauvais dans l’inclusion sociale des personnes issues de l’immigration), encore une belle marge de progrès pour bien encadrer ceux qui arrivent jusqu’à la Belgique.

Alors rêvons et proposons des solutions nouvelles. Imaginons un futur meilleur où les immigrés seront pris en compte. Où ils seront respectés dans leur différence. Imaginons tous les bienfaits dans notre société quand la majorité de nos citoyens comprendront que la multi-culturalité est une grande richesse et jamais un danger.

 Vous vous intéressez à la population en situation de pauvreté ? Faisons plus connaissance.

Découvrez mon expérience en cliquant sur l'image ci-dessous :

10 préjugés sur les pauvres en accès immédiat

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