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Ma vision du monde

Assis sur un banc, un homme dans un parc
Il est légèrement à cran et ça se remarque
Il sort de son 5ième entretien d’embauche en un mois
Il a encore loupé le coche, tous ses efforts sont sans résultats

Ma vision du monde est claire c’est métro-boulot-dodo
Une femme, des enfants, une voiture, une maison à crédit sur le dos
L’homme est né pour consommer, dépenser jusqu’au dernier sous
Il récolte ce qu’il a sommé, tant pis s’il ne possède même pas un clou

L’homme pour moi est un animal qui est fait pour calculer
De temps en temps comme tout le monde il se fait enculer
Mais c’est comme ça, c’est les règles du jeu
Qu’il soit beau ou laid, maigre ou gros, jeune ou vieux

C’est de sa propre responsabilité tout accès à la prospérité
Tout ce qui lui arrive est mérité en fonction de sa propre vérité
C’est à lui de voir si le monde est rempli d’opportunités
Ou si le monde est fait de gangsters se baladant en toute impunité

Chaque choix entraine des conséquences, c’est la relation de cause à effet
Il y a des jours où on vit des choses intenses et d’autres où on est stupéfaits
De voir que tout le monde pense pareil, presque sans exceptions
Tout en restant le nez devant son appareil toujours de plus en plus sous pression

C’était mon mode de pensée jusqu’à il y a peu
C’est facile de dire les choses insensées quand on ignore les enjeux
J’ai emprunté, emprunté, emprunté jusqu’au bout du rouleau
Mais un jour en un claquement de doigts je me suis retrouvé sans boulot

C’est là que l’engrenage a commencé : l’aide sociale, justice, huissier
C’est là que la rage est née contre les dérives de cette société
Je me suis calmé, j’ai compris que la vie ce n’est pas blanc ou noir
Certaines choses doivent cesser et je suis loin de perdre tout espoir

C’est facile de juger quand on est né le cul dans le beurre
Mais quand on se retrouve piégé on comprend que la vie n’est qu’un leurre
Tu te crois à l’abri du danger alors que tu marches sur un fil
Il te suffit de basculer d’un côté et c’est comme si tu vivais sur une île

Il n’y a plus personne pour t’aider, tu te retrouves démuni
Seul à plaider ta cause dans un monde désuni
Tes amis ne sont plus là, tu ne les intéresse plus
Ils t’évitent, t’ignorent, te rabaissent mais avant… qui l’aurait cru ?

Ce n’est pas parce que tu t’en sors bien que d’autres ont eu la même chance que toi
C’est vrai que chacun a sa route, chacun sa voie
Mais ne laisse pas au bord du chemin celui qui croit
Qu’on est tous égaux entre nous, qui qu’on soit

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